Vue depuis notre balcon provisoire...
C’était mon anniversaire hier, et Gemma m’a fait la surprise d’organiser à ma surprise un week-end-surprise à Bunbury. Cette ville balnéaire est située à 200 km au sud de Perth est connu pour les dauphins qui y habitent. On y est en ce moment et notre appartement de location est à 5 minutes à pied de la mer. On entend la mer en se couchant le soir… c’est le pied ! Côté aménagement, ça devrait maintenant être samedi prochain si tout va bien ! On y est presque !
Visiteurs du matin à notre appartement secondaire provisoire sur la côte
Une amie ici a fait pour moi un tirage de carte (tarot) pour lire l’avenir. Elle suit une formation là-dessus en ce moment et avait besoin de cobayes. Cela remonte déjà à quelques semaines, avant que je trouve du travail. Il me fallait poser une question et je me suis donc concentré sur ma situation professionnelle. Qui me préoccupait par son absence à l’époque et qui me préoccupe en ce moment par sa non-satisfaction de mes besoins d’épanouissement personnel. Elle avait décrit ma situation actuelle (donc passé, mais toujours actuelle…) comme une lutte entre raison et passion. La raison qui veut qu’il faille trouver rapidement du travail et si possible bien rémunéré. La passion qui m’a poussé à changer de carrière et étudier pendant un an à Paris en plus de mon travail à la mission locale : travailler dans le social. La raison qui m’a fait accepter cette opportunité dans une entreprise d’informatique. La passion qui me pousse maintenant a réactivé la phase recherche d’emploi pour trouver un poste dans le social.
Autre vue...
J’ai donc décidé, après une période intermédiaire de frustration et de réalisation, de lancer ma candidature, mais exclusivement vers le secteur qui me tient à cœur. En effet, je sentais que j’allai vite craquer dans mon entourage professionnel de « Geeks aphones ». Bien m’en a pris, car après avoir envoyé quelques candidatures le dimanche soir, le lundi une structure d’accompagnement à l’emploi pour les personnes handicapées m’a proposé un rendez-vous « informel ». Après quelques courriels, on fixe le jeudi soir vers 17 h. Problème : je finis le travail à cette même heure. J’ai imaginé différents scénarios pour trouver une excuse afin de partir plus tôt. Au final, le matin même j’ai juste dit que je devais partir plus tôt le soir même, ce qui a été accepté sans aucune question posée. Comme quoi on fait des grands plans d’anticipation inutile. Personne n’a remarqué ou posé de questions sur le fait que j’avais troqué ma paire de jeans pour un pantalon habillé…
Au final, l’entretien c’est bien passé. Il est impressionné par la diversité de mon cv et aime mon profil, mais… il hésite, car je n’ai pas d’expérience avec les personnes handicapes et pas de réseau d’entreprises ici… En principe, il faut un des deux pour être embauché. En effet, il faut prouver sa rentabilité sous trois mois en faisant au moins trois placements en emploi par mois sur les 20 personnes en suivi. Vu mon expérience dans l’accompagnement de personnes en difficultés sociales, il va personnellement appuyer ma candidature auprès de ses collègues qui travaillent avec des bénéficiaires de ce secteur. Malgré tout, je lui ai demandé de me donner ma chance. J’ai souligné le fait que je finissais juste des études et, que donc, mon cerveau été encore actif ! Je lui ai aussi dit que j’étais prés à suivre des cours du soir pour me former sur le handicap. On verra si ma motivation suffit à le convaincre. Il revient vers moi en milieu de semaine prochaine. Je lui ai aussi mis la pression en lui disant que j’avais postulé dans des structures concurrentes à la sienne ! Je croise les doigts, touche du bois… Bref j’espère !



