Quand je me suis présenté au bureau du ministère des transports pour obtenir mon permis de conduire australien ils ne m’avaient pas prévenu. Permis de conduire dont la validité est proportionnelle au chèque que l’ont signe. Contrairement à la France, votre permis à une date d’expiration et il faut repayer tous les ans ou 5 ans pour le valider. Ça permet d’éviter de croiser des personnes âgées pour qui il serait peut-être plus prudent d’interdire la conduite. L’obtention de mon permis australien à juste était une validation administrative. Maintenant, la réalité des routes australienne est tout autre…
Je les sillonne régulièrement à Perth pour aller travailler et je tiens à partager avec vous quelques-uns des concepts clés de la conduite utilisés ici. Ces éléments sont basés sur mes observations et je ne veux pas présumer de leur réalité pour le reste du pays. Il me semble que l’État d’Australie Occidentale est réputé pour ses mauvais conducteurs. Ce qui suit n’est pas forcément légal, mais c’est relativement courant.
Première chose, ils roulent du mauvais côté de la route, il est vrai qu’ils sont cousins avec les Anglais! Ensuite les autoroutes ici peuvent croiser d’autres routes et les intersections marquées par des feux de circulation. Un concept différent de la France qui ne favorise pas la fluidité du trafic. Les bandes d’arrêt d’urgence sont très pratiques si vous avez besoin de téléphoner ou pour tout autre motif aucunement lié à une urgence. Il est vrai que sinon c’est une perte d’espace… Ainsi, si vous souhaitez tourner et qu’il y a une file de voitures qui attend pour aller tout droit, n’hésitez pas à les remonter pour accéder à votre route. L’agressivité doit être de rigueur sinon ce n’est pas très distrayant de conduire… n’hésitez pas à brandir les poings et insulter les voitures que vous jugez trop lentes. Il est aussi très efficace de slalomer entre les voies pour doubler les voitures qui n’avancent pas assez vite. Les « queues de poisson » sont généreusement offertes dans cette pratique du slalom.
Beaucoup aiment les grosses voitures qui font beaucoup de bruit et consomment beaucoup d’essence. Le nombre de voitures apparentées au rallye ou à la vitesse est impressionnant. Il y a aussi le fameux « Ute », un nom affectif pour le « pick-up ». Voiture très à la mode parmi les « jackies » australiens que l’on appelle « bogan » de ce côté du monde. Crissement de pneu, démarrage en trombe, musique au maximum… Bref des « jackies ». Pour échapper à tout cela je conduis comme j’ai toujours reproché à mon père de le faire… « papy Jim » roule en dessous des limitations de vitesse et prend son temps. En plus, j’économise sur le pétrole ! Et pour relativiser toutes ces observations : ce n’est rien en comparaison du Kenya…



